La GLNF est morte...

Publié le par Charles

La GLNF est morte…

 

Si les critères permettant de diagnostiquer la mort d’un être humain existent (mort cérébrale, mort clinique…), les critères n’ont jamais été mis en œuvre pour faire le diagnostic vital d’une obédience… et pour cause, cela n’était, à ma connaissance, encore jamais arrivé dans l’histoire de la Franc-maçonnerie…

 

Analysons les différents plans sur lesquels nous pouvons essayer de trouver encore des signes de vie dans notre obédience :

- que nous nous placions sur le plan Ethique, de la Fraternité ou de la Cohésion, du Respect, de la Confiance dans les hommes ou les institutions qui sont aujourd’hui animés par un climat de terreur rampante qui produit un dés-amour croissant de chacun,

- que nous considérions le plan du respect des règles, de la régularité, des traditions, des trésors initiatiques des Rites, et surtout que nous contemplions le paysage de désolation de la Reconnaissance internationale que Monsieur Stifani a scellé par son courrier à la GLUA antidaté du 14 Juillet 2011,

- qu’avec compassion nous scrutions l’électro-encéphalogramme désespérément plat de la hauteur de vue des équipes dirigeantes qui la verrouillent, d’où aucune sagesse n’émerge depuis longtemps, et qui sont dans l’incapacité égotique d’implorer le pardon des Frères et de se remettre en question,

- par son image dans le monde profane qui rend difficile le recrutement de nouveaux candidats…

les constats sont terribles : tout est mort.

Il faut bien chercher pour trouver ce que l’obédience nous a apporté ces derniers temps.

Deux plans, bien éloignés des attentes des Frères, se portent bien :
le plan juridique où la judiciarisation à l’infini des rapports de la Franc-maçonnerie des avocats a fait faire des progrès fulgurants aux Frères en droit des associations, des sociétés et des SCI, et le plan financier où la GLNF avec sa trésorerie et ses actifs immobiliers nous ont fait faire d’immenses progrès en lecture de comptes et de bilans…
    

Je compte sur les commentateurs pour compléter le tableau clinique…
 

Parce qu’il s’est trop engagé dans l’erreur pour revenir en arrière, il est impossible pour Monsieur Stifani de céder aux demandes fraternelles ou imprécations des « Yakas » et des « Fokons » de changer le mode de scrutin pour un système qui lui donnerait un désavantage: le système en place lui est et lui demeurera avantageux aussi longtemps que les statuts existeront.
 

Le projet qui nous est maintenant proposé à la GLNF est de vivre une guerre de tranchées jusqu’en décembre 2012 voire 2017, car ne nous leurrons pas, Monsieur Stifani nous a largement démontré ses réels talents procéduriers et sa pugnacité pour s’accrocher, tromper pour durer indéfiniment et mettre en place ses alliés.
 
Même si les voies de justice aboutissent, les officiers en place useront de tous les subterfuges et des meilleurs conseils : au mieux deviendront ils des adversaires de l’intérieur de la nouvelle gouvernance. Ils ouvriront de nouvelles lignes de combat. D’autres nous expliqueront qu’ils ont toujours été à nos côtés, se battront pour des responsabilités, en vue de la reproduction du système en place et nous écœureront … et nous partirons de la Maçonnerie.
La destruction sera totale.

 

Les Frères viennent en Maçonnerie pour maçonner, et non pour guerroyer.
Epuisés, ils subissent un harcèlement psychologique dans leur messagerie, leur boîte aux lettres et leurs Loges depuis trop longtemps. Ils n’en peuvent plus et nous demandent un passage à l’action. Les Loges, qui ont encore résisté aux assauts répétés ne tiendront pas longtemps si rien n’est fait pour s’opposer aux ignominies auxquelles elles sont exposées.

 

Soyons lucides, la mort de la GLNF est annoncée et le deuil un passage obligé, un préalable nécessaire à quelque renouveau que ce soit. C’est là la partie la plus difficile qui se trouve devant nous : rupture ou décès, chacun connaît profondément ces rouages par lesquels sa psyché doit passer pour aller du côté de la vie. La durée de ce deuil sera d’autant plus longue que la vie commune aura été longue ou intense.

Pragmatiques, nous serons aux côtés de la GLNF pendant son agonie pour préserver notre part d’héritage.

Mettons nous à l’abri émotionnellement et maçonniquement dans l’Union des Loges Régulières de France en attendant que cette association devienne notre nouvelle obédience régulière et reconnue en France.
C’est notre seule chance de pouvoir réunir à nouveau ce qui est épars dans la Régularité et la Reconnaissance internationale avec le moins de dégâts possible.
Dans les mois qui viennent, des centaines de Loges vont faire en bloc le choix d’aller où la Franc-maçonnerie sera vivable.

 

 

Charles, un frère qui a fait cet été son deuil de la GLNF et qui souhaite que renaisse la Franc-maçonnerie régulière et reconnue en France.

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Epée de justice 03/09/2011 16:06


Pour conclure, j'étais présent à l'une des premières installations de la province de Paris, jeudi dernier.

Avons-nous vu des casques à pointes stifaniens ? Non !

Le précédent vénérable a-t-il bien installé son successeur ? Oui.

La cérémonie était forte et émouvante, sans ces collèges d'installateurs extérieurs, mais avec des FF de la loge et de nombreux visiteurs.

Les ectoplasmes du 3ème peuvent continuer à s'agiter, les travaux continuent, les loges sont bien vivantes et leur disent m...

Bien F.


Sully 03/09/2011 16:51



Voilà c'est pourtant simple comme bonjour !



Epée de justice 03/09/2011 16:02


Allons ! Allons, mes TCF !

De la mort nait la vie.

Force et vigueur, ne nous laissons pas guider par le défaitisme.

Quel est l'élément le plus important : la structure réglementaire, association Loi 1901 ou les hommes qui la composant maintienne entre eux un lien véritable et solide.

La GNLF sera dissoute, et alors ? Elle ne soufflera pas ses 100 bougies, le gourou et ses amis ne seront pas de la fête.

Quelle importance !

Vous avez envie de continuer à vivre votre vie de maçon ? Avez-vous renoncé à être ?

Oui, vous voulez continuer à construire ce temple éternel !

Non, vous refusez le paraître pour vivre pleinement dans l'être !

Alors rien n'est mort.

Bien F.


Sully 03/09/2011 16:52



Mourir pour renaître...



Bernard DUMIGRON 03/09/2011 09:35


Merci Charles pour ce constat lucide qui fait chaud au coeur de tous ceux qui résistent depuis longtmeps et sont tombés au champ d'honneur.
Il faut rompre définitivement avec tous ceux qui ont collaboré de près avec l'ancien régime depuis 1977.
Bernard DUMIGRON miasme 16397


l'ancien 13011 02/09/2011 17:52


Mon BAF Charles, si ton article n'est pas pessimiste avec la GNLF est morte, je veux bien démissionner.En ce qui concerne Robespierre, c'est encore triste on lui a coupé la Tête.Notre part
d'héritage peut être devrons nous la refuser.Qu'elles sont les comptes, les emprunts et la. valeur des actifs pour nos Temples.Ce qui revient à dire que si nous restons 35000 Frères les cotisations
seront multipliés par 3, afin d'éponger les dettes.La régularité c'est bien mais pour nous rassembler, il manque un GM et après 32 ans de maçonnerie, je désire Jean Murat, mais surtout pas une
sorte de Fratellini de service.Je suis un vieux maçon avec des gouts de luxe hérités de la vie profane et le quotidien sans relief, pour moi, est une source d'ennui.Si nous rassembler offre le
spectacle de basse cour d'aujourd'hui, nous ne sommes pas sortis de l'auberge.Et là je te rejoins, c'est l'agonie.Je t'embrasse mon F. Charles. C.Galinier


Charles 02/09/2011 19:00



Je t'embrasse mon Frère



NEMO 02/09/2011 16:26


Que faire dans ce cas ?
Pour être concret, je te dresse le « tableau » de la situation de ma loge à ce jour :
Nous n’avons pas constituer une association loi 1901, et sommes donc toujours une « émanation » , un « établissement » du siège social de Pisan.
De ce fait le trésor, le matériel et la personnalité « morale » sont « propriétés » de la GLNF….
Maintenant les forces en présence, nous comptons une trentaine de membres , avec cette répartition des forces : 1/3 en rébellion, 1/3 « légitimistes » et le dernier tiers veut prendre l’apéro en
paix , « allez mes Frères , c’est ma tournée vous n’ allez pas vous engueuler pour ces « conneries » de parisiens .... ! »
Autant dire qu’il est impossible de dégager une majorité « incontestable » dans ces conditions.
Les stifaniens en vieux renards, avec 20 ou 30 ans de maison, tabliers bleus , haut-grades et vénéralats à répétition, sont passés « maîtres » dans l’art du politique maçonnique.
On a beau dire, le prestige de l’uniforme marche encore, et puis dans notre culture « spécifique » l’ancienneté et la gouaille d’anciens combattants en imposent…
Habillement ils masquent leur soumission aux « ordres » en se retranchant derrière un légalisme de bon aloi, et puis ils connaissent « leur monde », ils savent flatter, suggérer des promotions ,
voire menacer subtilement……
En un mot ils ont du métier (quel métier ?), ce qui me désole particulièrement c’est que parmi eux ils y a certains frères qui ont par le passé ont beaucoup donner pour les FF et l’atelier ……..rien
n’est jamais blanc ou noir…….
Il faut croire que les « honneurs » peuvent faire perdre la « boule » aux meilleurs…….
Bon, Voilà Sully, la situation, je pense que ta solution consisterait à des adhésions « individuelles » à la nouvelle structure, mais de ce fait n’est ce pas de facto une démission de la GLNF, de
plus motivée par le non paiement de cotisation ?
Un truc m’échappe, si l’on estime que la GLNF est morte, que le « machiavélisme » des florentins , va leur permettre de mener une guerre de cent ans, en un mot que les carottes sont
cuites……………..pourquoi ne pas tout simplement démissionner !!!!!!!!!!!!!!!!
Il me semble que cela éviterait bien des souffrances de part et d’autre…..
De toute façon comme je l’ai commenté plusieurs fois, la confiance et partit, le soupçon et la rancœur règnent, il me paraît impossible de réconcilier des individus qui se sont affrontés si
farouchement pendant des mois.
Les rebelles ne pardonneront pas les « coups de Jarnac » des affidés, et les « légitimistes » blessés dans leur orgueil n’oublieront pas que certains ont osé contester leur « magistère » si
durement acquis par des années de « mouillage » de chemise.
Pour l’anecdote, un des leaders « légitimistes » local, fort attaché à « sa carrière » m’a lançait un jour que tant que l’on avait pas étaient plusieurs fois VM, fondateur de loge et bien sûr
tablier bleu………….on ne pouvait ……………que fermer sa « gueu…. » !
Après de telle tirade , il n y a en effet plus rien à dire.


Charles 02/09/2011 16:59



Mon Frère,


La question de fond est : les frères pourront-ils "vieillir" côte à côte après ce qu'il s'est passé ?


Le tableau que tu traces est effectivement un des pires : celui de la division forte au sein de la Loge.


L'Union des Loges Régulières rencontre manifestement plusieurs types de cas de figures.



Le plus simple (largement majoritaire ), qui émerge le plus facilement aussi, est le cas de loges soudées qui ont mis en œuvre les conditions pour "effectuer la
manœuvre" en cohésion. Les indécis ou alliés de François Stifani y sont isolés. (1 ou 2 frères dans la Loge)



Il y a le cas des loges ou la partition est moins nette : 50 à 60 % des frères ne supportent plus ce qui est en place : une partie du "ventre mou" des ateliers va
basculer vers les "unionistes" quand ils vont se rendre compte qu'ils se retrouvent isolés avec les personnages que tu décris. La Franc-maçonnerie qui est proposée par nos adversaires contre
celle qui est en train de se dessiner. Le mouvement et les prises de consciences vont se faire progressivement dans les 2 / 3 mois qui viennent.
L’heure des choix qui va sûrement bientôt sonner va en forcer un paquet, qui étaient dans le confort de l’inaction, à se prononcer.


Le cas le plus difficile est celui des loges ou des frères sont totalement isolés dans l'opposition à François Stifani. Nous allons collecter ces informations pour
leur permettre assez rapidement de se rassembler et de monter quelque chose de neuf si cela devait devenir nécessaire.