La GLUA sollicitée

Publié le par Sully

Mes Frères,

 

Le blog La Lumière nous apprend que trois personnalités connues de la maçonnerie dite "non régulière" ont adressé début novembre une lettre commune à la GLUA.

Lettre dure et sans équivoque comme l'évoque François Koch ; "Le message du trio de dignitaires français, qui s’expriment à titre personnel mais dont l’influence dans la maçonnerie européenne est forte, est brutal. On peut le résumer ainsi : les dérives de la GLNF sont connues depuis 20 ans, la GLUA les a superbement ignorées et c’est donc à vous de tout mettre en œuvre pour cela cesse. On a sans doute jamais parlé ainsi à un dignitaire de la GLUA."

Certains de tous bords ne manqueront probablement pas de s'indigner de ce qu'ils considéreront comme une ingérence dans les affaires de notre obédience. Inversement il convient de reconnaître que grâce à François Stifani et à son carré d'irréductibles affidés l'impact de la crise de la GLNF dépasse largement les frontières de notre obédience et éclabousse toutes les obédiences françaises. Et qu'il est donc difficile pour celles-ci, pour ne pas dire impossible, de rester muettes et indifférentes face au désastre que subit la GLNF.

Si de tels appuis sont à la fois révélateurs et les bienvenus, il n'empêche, comme le souligne fort justement notre Frère Tamino, que notre salut doit venir des profondeurs de nos Loges.

Et ce qui est en jeu dans le conflit actuel, et nous n'avons jamais manqué de le souligner sur ce blog, ce n'est pas qu'un changement de direction à la tête de l'obédience: c'est aussi un nécessaire retour vers les valeurs basiques de la Franc-Maçonnerie, vers un renouveau d'une éthique qui a été complétement foulée au pied par l'ex Grand Maître lui-même, mais surtout par un nombre conséquent de Frères qui sont venus en maçonnerie chercher autre chose qu'une démarche spirituelle et un travail d'amélioration de soi.

Ce débat là ne devra pas être oublié, car il est essentiel.

 

Fraternellement,

 

Post Scriptum:

Le dernier pont m'incline à partager avec vous un condensé de la pensée de Spinoza:

"La nature d’une chose est sa puissance, or les passions sont l’impuissance de l’homme, donc s’accorder en impuissance, ce ne peut pas être s’accorder en nature. Un accord ne peut être fait sur des critères purement négatifs : on ne peut dire que le noir et le blanc s’accordent au motif qu’ils ne sont pas rouges. D’où cette conclusion : les choses qui s’accordent dans la seule négation, c’est-à-dire dans ce qu’elles n’ont pas, ne s’accordent en réalité en rien. (E4P32S)

(De la servitude humaine, Lecture et explicitation de la quatrième partie de l’Ethique par Denis Collin)

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Jacques Maurice 01/12/2011 14:29

En fait ça dure depuis le règne de Yves Trestournel, grand secrétaire salarié qui tyrannisait le souverain grand comité.Quand Alexandre de Yougoslavie a claqué la porte en 1995, pour protester
contre les agissements de YT (prononcer ITI), déjà les Anblais n'ont pas réagi, alors qu'Alexandre était parent du grand maître anglais de l'époque et grand officier à LOndres.
Aujourd'hui, il est remarquable qu'à part suspendre la reconnaissance, les Anglais ne proposent strictement rien.
Serait-ce du mépris ? de la part de la perfide Albion, je n'ose le croire...
Momo

Sully 01/12/2011 15:20



Comprendre nos amis anglais est toujours un exercice particulièrement périlleux.