Lettre aux Frères de Polynésie

Publié le par Sully

Mes Frères,

Nous publions ci-dessous une lettre que notre Frère René Hervet à souhaité voir diffusé auprès de tous nos Frères de Polynésir Française. Pour ceux qui ne le sauraient pas, René a tant donné dans les années 80 pour le développement de la GLNF dans la zone pacifique qu'il ne saurait aujourd'hui être impassible devant tous les déchirements qui touchent l'obédience, mais dont les secoussent touchent aussi cette région du monde.

 

Fraternellement,

 

A Tous mes Frères de Polynésie française.

 

Devant cette guerre fratricide au sein de la GLNF, je conçois qu’une certaine lassitude vous envahisse, je conçois l’exaspération générant des crispations, je conçois que l’on puisse en avoir ‘’ras le pompon’’, et vouloir partir ailleurs.

Pour autant est-il possible de partir sans vouloir tout casser ? Je le crois !

Je souhaite que la raison l’emporte sur les ‘’égos’’, que la sagesse l’emporte sur les passions.

 

Mon intervention fait suite à de nombreux emails échangés ces derniers temps avec quelques vieux Frères de Polynésie.

Ce qui me choque, c’est le ton employé, chacun est libre de partir quand il le veut, et ou il veut. Cela peut se réaliser sans jeter l’opprobre sur les autres. Chacun peut s’en aller sans vouloir d’avantage, et, plus qu’il n’a versé et participé à la communauté, chacun peut respirer un autre air et voir d’autres cieux, chacun peut dénoncer les attitudes passées de la gouvernance, sans les reproduire soi-même, à grand renfort de mensonges ou de contre vérités.

Car enfin mes FF de la GLRTA, quand, d’une façon péremptoire, privée et publique, vous clamez que vous avez choisi en partant « la voie de l’honneur et de la probité », vous laissez entendre que ceux qui restent sont infréquentables parce qu’ils sont fripons et abjects…

Ce n’est pas convenable !

Pas convenable, pour ceux, qui à l’intérieur, continuent de se battre avec difficulté. Si d’aventure vous qualifiez de persona non gratta les Frères qui ne vous suivent pas, de deux choses l’une : vous êtes les seuls à bien penser, bien décider, les autres n’ont pas de cerveaux et de cœurs, ou, alors, s’ils sont si peu estimables, pourquoi les avoir fréquenté si longuement ? Je ne pense pas dans ce cas, que le statut que vous leur attribuez date d’hier.

Un peu de cohérence !

Il faut être porteur de beaucoup de cohérence, de constance dans l’adversité…

Le travail, l’engagement pour appartenir au rang de dignitaire en FM, l’achat d’un très grand tablier n’octroi ni cette qualification ni cette distinction, pas plus que l’envoi d’un chèque et d’un formulaire accomplit, réalise l’initiation.

 

La naissance d’un blog -local- donne déjà une idée du niveau de vue de certains : l’expression de la pensée en FM doit-elle conduire à se faire traiter de ‘’crasseux ou malpropre‘’ comme j’ai pu le lire sur un commentaire hors sujet, alors que le propos en question est correct et non insultant.

N’avons-nous plus le droit en FM de se poser des questions ? C’est une vue très, très ‘’foellnérienne’’ !

 

Maintenant, si vous le voulez bien, après ces remarques fraternelles : mon regard, mon analyse sur la situation locale, avec un peu d’Histoire, vous seront délivrés lors de prochains articles.

 

N’oublions pas, même, et, surtout en Franc Maçonnerie : René Descartes

-« Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus. » 

 

RH

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GARGOUILLE 14/02/2012 18:48

Mon cher René,
Les grandes âmes doivent choisir entre le vice et la vertu et non les deux. Quand elles choisissent le vice, elles deviennent veules et ne méritent pas plus de considération qu'une âme perdue.
Je ne me suis absolument pas senti « crasseux ou malpropre » par la déclaration d’indépendance de la GLRTA, bien au contraire. Nous devrions les féliciter pour leur courage et de vouloir en finir
d’être associé ou compromis avec une équipe de dinosaures affairistes dont les belles paroles et les actes sont aux antipodes.
S’il y avait eu moins de « crasseux » chez nous, nous n’en serions pas là. Nous ne sommes probablement pas tous des « malpropres » mais nous en portons tous la honte, sorte de péché originel dont
le recrutement à outrance nous a rendus complice.
La vérité mon cher René n’est pas un vice mais une saine thérapie qui a le mérite de donner du sens à ce fameux miroir dont on se gargarise & sur lequel on planche avec des définitions plus ou
moins alambiquées.

mathius 13/02/2012 22:37

Le mensonge est un poison terrible qui intoxique lentement et qui fini par détruire à leur insu les organisations humanistes ou les démocraties.
Mon cher Frère René nous en avons été gravement victime de la calomnie et du mensonge, mais nous avons su rester des hommes libres, et en reconnaissant nos erreurs la fraternité a triomphé de
l'amertume.
Aujourd'hui les frères de Polynésie pour reprendre le chemin de la voie initiatique le cœur apaisé ont besoin de connaitre notre exemple,
Merci d'écrire l'histoire de la grande Loge Nationale Française en Polynésie.
MATHIUS matricule 25218

Sully 13/02/2012 23:19



Notre Frère René en a déjà écrit de très belles pages. Essayons avec lui de conserver cet héritage, et pourquoi pas de le prolonger dans l'avenir.