Travestis

Publié le par Sully

Mes Frères,

 

Le droit de réponse adressé au blog Dauphiné Savoie par celui qui vient d’être confirmé GMP de Corse est particulièrement illustrative et représentative de ce qu’est devenue la GLNF.

 

« Les mots sont la principale drogue de l’humanité » écrivait Kipling. On peut leur faire dire tout ce que l’on veut et travestir allégrement la réalité en la drapant dans les habits de la vertu, comme nous le démontre à longueur de lignes M.Paul Scag… Pour terminer effectivement par une inversion complète des valeurs, comme l’a très habilement souligné notre Frère du Dauphiné. Une fois l’inversion des valeurs bien établie et le discours bien rôdé sous couvert d’une fraternité elle aussi travestie, le scripteur - et au-delà de lui une grande partie de ceux qui se sont auto proclamés les « dignitaires », ne voient plus l’erreur. Celui qui reste ancré dans un comportement éthique devient coupable, voire victime, face au persécuteur drapé dans le rôle du Juste.

 

Allant au bout de cette logique, il n’est pas surprenant que le premier devienne alors un « miasme » dont il est urgent de se débarrasser au nom justement de… l’éthique ! Il n’est pas surprenant que le bourreau devienne « Gardien du Temple » et fustige tous ceux dont la voix est dissonante. Il n’est pas surprenant non plus que le premier des imposteurs deviennent le « lien ultime entre les hommes et Dieu » et soit déclaré « infaillible ». 

 

Il n’est pas non plus surprenant que ceux qui se considèrent dès lors comme des « dignitaires » trouvent normal que les votes du Souverain Grand Comité leur soient dûs, que les loges soient « verrouillées » et les conditions de vote très largement tripatouillées. Et dès lors n’est il pas normal que le « frangin mouton » finance toutes les frasques – mais aussi le quotidien - de cette « élite auto-promue à un destin supérieur » ?

 

Et l’on frise le délire complet lorsque cette bande de soi-disant « dignitaires » rêve de jouer un rôle actif auprès du Président de la République ou dans le débat sur la pratique religieuse en France… Mais au nom de quoi et de qui ? Et sur quels fondements ?

 

Ce qui ne lasse de surprendre, c’est que beaucoup aient accepté et acceptent encore aujourd’hui ce qui apparaîtrait immédiatement comme totalement insensé à n’importe quel observateur candide mais non dénué de simple bon sens.

 

Nous pourrions aisément conclure que toutes ces dérives extravagantes sont le fait de quelques personnages dévoyés qui ont abandonné les valeurs de la Maçonnerie – ou qui n’y ont jamais rien compris - pour des profits beaucoup plus personnels, quelle qu’en soit la forme. Et qu’il suffirait, et ce ne sera pas le cas sous le règne de JP Serv…  – excusez moi mais le terme de Grande Maîtrise n’est pas approprié au vu de ses récentes nominations – de bannir une fois pour toutes ces « dignitaires » pour que l’obédience retrouve par ce coup de baguette magique ses valeurs, ses bases maçonniques et sa crédibilité.

 

Je conçois pour ma part difficilement qu’il soit possible d’échapper à une analyse plus systémique des conditions de réalisation ayant permis l’émergence de tels comportements, et finalement le développement de toute une structure – et parfois jusqu’à l’intérieur des loges – composée de FF plus attirés par les honneurs et les avantages que par la progression de leur vertu.

 

Si le travail sur soi par le symbolisme est une pratique louable – et ceux qui le font sincèrement savent combien il est exigeant – il comporte au moins quatre vulnérabilités majeures qui peuvent s’avérer autant de portes ouvertes à toutes les dérives: son résultat est intangible, il ne se mesure pas, il ne fournit aucune reconnaissance socialement visible, et il focalise l’attention du Maçon sur sa propre pierre, détournant ainsi son regard de ce qui se passe "en haut" de l'obédience. Sans compter que je doute de l’apport réel ou de la révélation subite issus de l’audition de la 23ème planche consécutive sur le pas de l’apprenti… et des commentaires lénifiants et remarquablement laxistes qui la suivent en général.

 

Une maçonnerie de ce type, auto-centrée sur l'individu, fournit les conditions idéales pour que se développe une hiérarchie qui va apporter à peu de frais la reconnaissance si chère à certains  - par les appellations, titres honorifiques, décors et fonctions, voir plus – et permettre aisément, par un principe de cooptation puisque le travail ne peut être évalué objectivement, à des coucous de faire leur nid puis d’installer un « Ordre » qui deviendra finalement le rempart de leur domination. C’est très précisément ce qui s’est passé à la GLNF sous les quatre derniers Grand Maître, le premier, mal inspiré en l'occurrence, ayant délégué la gestion de l'obédience et les trois suivants ayant développé leur main-mise dessus.

 

N’est ce pas là un risque inhérent à toute maçonnerie « auto-centrée » qui s’interdit toute discussion sur des sujets religieux et politiques – pris ici au sens de vie de la cité ? C’est à dire qui s’interdit toute contribution à l’échange des idées qui est une condition essentielle si ce n’est primordiale de la compréhension entre les peuples et partant de leur coexistence pacifique, comme elle s’interdit de devenir une source majeure de réflexion sur la vie de la cité, ce que fut la maçonnerie du siècle des Lumières. Loin de moi l'idée de prétendre que la contribution d'une obédience vers l'extérieur soit le rempart à toute dérive, mais au moins fournirait-elle les bases d'un salaire assis sur une "production maçonnique" concrète et mesurable.

 

Je crois pour ma part à une maçonnerie de combat. Combat contre soi en premier lieu bien sûr, et tout commence là, mais aussi combat pour contribuer activement au développement d’un monde plus humain et plus fraternel. Puisque la Maçonnerie s’inscrit dans la Transmission, nous devrions tous nous sentir responsables du monde que nous allons laisser à nos enfants. Et agir en conséquence.

 

 

Fraternellement,

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Alfred de Talebonjour 07/01/2013 16:29

Bonne année à tous !
Très intéressant ce que dit le frère Brutus. J'ai eu ce débat avec l'animateur du blog de Brie Champagne il y a peu. Ayant constaté à la lecture du blog de la UGLE, qu'il avait raison ( il
défendait un point de vue proche de celui de Brutus), je me suis dit que bon, marchons comme ça.
Mais voilà : aujourd'hui, je ne retrouve plus cette page sur le site de la UGLE. Elle a disparu.
Ils en sont soudainement revenus à le version 2009 de leurs Constitutions, avec les déclarations de 1949 et 1929 et sans les principes de la version de 1989 qui n'a été diffusée que sur leur site
et non dans leurs Constitutions.
Lesdites Constitutions sont en accès libre (Un pdf) sur le site.
C'est-à-dire que tout à coup, le seul texte des constitutions 2009 est encore accessible mais plus la page de 1989 précédemment diffusée sur le site.
Que penser ? Selon mes relations anglaises, il n'y a pas qu'un courant de pensée à la UGLE et au sommet c'est la même chose.
Je trouve en farfouillant sur leur site une page où il est question de la maçonnerie féminine (!) et où je trouve également ceci :

"What is Freemasonry’s relationship with religion?
All Freemasons are expected to have a religious belief, but Freemasonry does not seek to replace a Mason’s religion or provide a substitute for it. It deals in a man’s relationship with his fellow
man not in a man’s relationship with his God."

C'est dans les "questions fréquemment posées".
Comme dit un de mes frères français et grand officier à Londres : les Anglais ont toujours deux fers au feu.
Ceux qui rêvent de reconnaissance feraient bien de regarder où ils mettent les pieds.
Bien à tous,
Alfred

Sully 07/01/2013 16:32



Et de se demander ce qu'elle vaut vraiment et ce qu'elle apporte...



brutus 05/01/2013 10:18

Les vœux du Grand Maître de la GLNF*
Les propos liminaires de ces voeux sont d’une insurpassable profondeur que seule une Dame Verdurin aurait pu atteindre.
La conclusion résolument théiste augure bien du catéchisme obligatoire qui prévaut dans l’Obédience stérilisée que tout homme libre se doit de fuir.
Pour être plus précis sur le thème central du Déisme et du Théisme à la GLNF:
En 1989 la Grande Loge Unie d’Angleterre a rectifié ses principes de base concernant la régularité et par voie de conséquence la reconnaissance internationale.
Avant 1989 chaque maçon selon elle devait croire au Dieu des religions du Livre.
Depuis 1989 il n’est tenu de croire qu’en un « être suprême »
GLUA : Basic principles – Rédaction 1989 – Article 3: « Les Francs-Maçons placés sous sa juridiction doivent croire en un Être Suprême ».
Cet abandon de l’exigence d’une croyance en la « volonté révélée » du Grand Architecte de l’Univers est une avancée considérable au bénéfice de la libre pensée.
Cela signifie par exemple, que, peut appartenir à la franc maçonnerie régulière et reconnue, un homme qui croirait qu’un principe supérieur soit à l’origine de l’Univers, sans que ce principe (Être
suprême) ait nécessairement conscience ni de lui même ni de sa création.
Ainsi la Grande Loge Unie d’Angleterre s’interdit-elle de violer les consciences pour prétendre imposer aux Frères une vision uniforme du Grand Architecte de l’Univers.
JP Servel lui continue obstinément à entretenir cette légende qu’un franc maçon doit obligatoirement être chrétien ou juif (musulman seulement sur le papier)
Ce n’est pas ce que demande Londres.
Interdire la Franc Maçonnerie à ceux qui ne croient pas nécessairement en une « volonté révélé » de Dieu est une abomination.
Le contraire le serait tout autant.
La GLNF devient ainsi une Institution intellectuellement sclérosée, fermée à toute évolution de la pensée contemporaine.
Plus que ses pratiques de fonctionnement discutables, c’est la spiritualité de la GLNF qui est en cause.
Jamais un homme comme Yves Trestournel, par exemple, ne se serait autorisé à pénétrer ainsi dans l’intimité de la conscience des Frères.
La nouvelle gouvernance de la GLNF oui.
Es-qualité d’ « ultime lien entre Dieu et les Frères », Jean-Pierre Servel en a le droit.

*Les vœux du Grand Maître de la GLNF
DEBUT DE CITATION
Pour beaucoup, le monde d’aujourd’hui est difficile à déchiffrer. Tout semble contradiction. Les innovations humaines, si riches d’espoir, sont-elles toujours porteuses de confiance ? Ne
conduisent-elles pas l’Homme vers des solutions, certes, mais aussi vers de nouveaux défis ? Relayés vers des médias numériques et éclatés, les souffrances des peuples, les revendications, les
actes d’héroïsme eux-mêmes, montrent des dissensions plus souvent qu’ils ne suscitent le sentiment des vertus en marche vers la fraternité humaine.
Ce constat est-il nouveau ? Nous laisserons-nous décourager ? Le questionnement du futur, le sens de ce que nous vivons, n’est-il pas un mur infranchissable, sur lequel nous tentons de déchiffrer
une vision qui, depuis toujours, invariablement, nous dépasse ?
Beaucoup sont désorientés. Il est arrivé que la franc-maçonnerie participe en son sein à des divergences, à des dissensions qui sont loin de son essence et de ses objectifs. L’épreuve sévère que
notre Grande Loge vient de traverser, mais aussi la multiplication vaine des obédiences, n’en sont qu’une illustration de plus, faite pour rappeler à tous le caractère à la fois faillible et
pourtant toujours renouvelé des plus belles démarches humaines.
Il m’appartient aujourd’hui de présenter mes vœux à tous les frères de la Grande Loge Nationale Française, à tous les francs-maçons du monde et à tous nos frères en humanité répandus à la surface
de la terre. Ces vœux sont porteurs de paix, d’amour fraternel et d’espérance.
S’apparentant à notre orient terrestre, les repères matériels, scientifiques, physiques ou politiques, sont impuissants à orienter le sens d’une vie fécondée par le travail maçonnique. Je forme des
vœux pour qu’ensemble nous puissions cette année dépasser les orientations faciles, qui parfois gouvernent nos opinions et nos vies, pour nous replacer dans la perspective d’un Orient moins
relatif, de nature plus ­spirituelle.
Dans cette année 2013, je souhaite à tous les Frères de la Grande Loge Nationale Française de trouver, dans le travail qu’ils font à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu, un
Orient lumineux et vrai, qui leur conserve l’humilité, la sagesse, le sens de la fraternité. Que ce travail nous confère la force de nous apporter mutuellement et d’apporter autour de nous, le
bonheur d’être des Hommes de bien, humbles porteurs d’une vérité qui nous dépasse.
Je souhaite à tous les francs-maçons du monde et aux hommes de paix de participer à l’unité humaine et fraternelle inspirée par le principe universel qui nous gouverne tous et de trouver ainsi un
plein succès dans leurs entreprises humaines.
A chacun, je souhaite une année 2013 remplie du bonheur d’en apporter aux autres.
Jean-Pierre Servel
FIN DE CITATION

brutus 22/12/2012 09:14

Le Journal Officiel de la Glnf: Le Myosotis Dauphiné-Savoie


Il publie les bons vœux de l'"Ultime lien entre Dieu et les hommes" :

http://le-myosotis-dauphine-savoie.over-blog.com/article-le-grand-maitre-jean-pierre-servel-vous-souhaite-de-joyeuses-fetes-113676489.html


Le Dauphiné-Savoie est devenu l'organe officiel de la pensée de Servel;



Organe d'autant plus zélé qu'il y était farouchement hostile avant qu'il ne prenne le pouvoir.



Il est comme un marrane devenu auxiliaire de l'Inquisition.



Rarement aura-t-on lu tant de flagorneries, de courbettes obséquieuses, de déférentes révérences à l'égard du Pouvoir.



Dauphiné-Savoie ne se situe plus dans l'information, ni même dans l'opinion mais dans la propagande.



Notre "béni oui oui professionnel" est devenu pour Servel ce qu'Affidelis fut à Stifani.



Désormais pour savoir ce que pensent les dignitaires de la Glnf il suffit de lire le Dauphiné-Savoie.

Nous le faisions jadis avec P.Benz.

Maintenant nous lisons le "Fidèle d'Amour"



Tout va pour le mieux dans le meilleur des monde; l'amour fraternel règne sur les colonnes; tous ceux qui sont partis reviennent; la Glamf est en train d'imploser; d'ailleurs son Grand maître
démissionne; dans quelques petites semaines la Glua aura redonné sa reconnaissance à la Glnf; les réformes vont êtres profondes, démocratiques et rapides... Proclame t-il urbi est orbi.



Autant de fables, de mensonges éhontés proférés de mauvaise foi avec démagogie et conviction inébranlable qu'il s'adresse à des abrutis.



Tout est bon pour amolier, subjuguer, égarer la cervelle disponible des frères(-)demeurés dans la Glnf.



Jour après jour la girouette lémanique déverse sa guimauve pour louer son Grand Maître, sa nouvelle idole si vite substituée à la précédente (Jean Murat)



Servel s'est entouré de stifaniens, n'entreprend aucune réforme, renforce l'autocratie ?... La belle affaire ! tout va bien... Un peu de patience... on pense pour vous Zavoche* et moi.



Le "Fidèle d'amour" est à Servel ce que le Bulletin de la Grande Armée fut à Napoléon ou "Je suis partout" à l'État français.



En fait c'est plutôt le journal "la Gerbe" qu'il évoque.



Brutus

*Zavoche H. gourou du "Fidèle d’Amour" : AGM potiche, alibi murassien de Servel .

HYERLÉ 21/12/2012 15:12

Mes T.C.F.,
Que le bonheur et l'amour de la vie décorent vos fêtes et votre année 2013.
Frat...

Sully 02/01/2013 17:55



Je m'associe à tes voeux mon TCF



joaben 19/12/2012 11:28

@pecheur ...
Tu dis "j'ai lu deux fois des remarques intelligentes de ta part " ...
c'est toute la difference entre nous : je ne porte aucune appreciation sur ton intelligence.
Je critique en effet ce discours de propagande en effet totalement "surréaliste" si on l'examine au travers de criteres électifs et de bon sens, dicours qu'ont tenu les militants "proservel" :
"Il fallait ratifier Servel, quelque soit son programme, ses intentions annoncées, ses declarations, c'est lorsqu'on aura plus aucun pouvoir(apres ratification) qu'on pourra avoir un avis"
Discours affectif ? Pourquoi avoir de l'"affection" pour lui plus qu'un autre FM ?

Le discours de "maçons de coeur" qui jettent à la figure de leurs freres que "eux, ils ont du coeur" (et pas leur frere interlocuteur par consequent), crois-tu qu'il soit encore credible ... et
fraternel, justement ? N'est pas de la vantardise, justement ?