De l'éclatement à la volonté d'effondrement

Mes Frères,

Notre Frère Charles nous apporte le 4 eme volet du diagnostic de la situation de la GLNF.
Les évènements récents étaient prévus dans ce diagnostic mais ont forcé l’auteur à le reprendre en utilisant le présent au lieu du futur sur certains points.

Résumé des épisodes précédents :

1) Des mauvais compagnons ont prétendu que l’obédience était un Ordre, asservissant ainsi les Loges alors qu’ils étaient sensés être à leur service.
(Voir le volet 1 du diagnostic “Le sens des mots et la place des choses”)

2) Ils ont inversé le système des valeurs Traditionnelles au profit des apparences et de l’adoration d’idoles, ont confisqué le tronc des hospitaliers et fragilisé la chaîne d’union.
(Voir le volet 2 du diagnostic “La perte de sens”)

3) Manquant de transparence et de lucidité, ils ont guidé dans un “cul-de-sac” l’ensemble des instances dirigeantes qui les ont suivis solidairement et aveuglément, et se sont mises dans l’incapacité de reprendre la situation en main.
(Voir le volet 3 du diagnostic “Du manque de transparence au manque de lucidité”)

Sully




Divisions : de l’éclatement à la volonté d’effondrement

Les anciennes équipes, en frappant à la hâche sur leurs adversaires, ont créé des lignes de fractures à tous les niveaux en tous lieux et dans tous les sens, faisant vaciller la GLNF entre explosion et implosion.


Un fort mouvement sécessionniste de Loges
Les frères de Province sont attachés à leur Province, parlant classiquement de Paris ou de Pisan comme “ceux de là haut ou ceux de là bas”... imaginez avec plaisir l’accent de terroir que vous voulez en lisant ces mots.

La crise a amplifié jusqu’au-delà du point de rupture un fort mouvement anti-Jacobin qui plonge ses racines dans l’Histoire de la France et celle de notre obédience.


Le terme choisi de “Province” se réfère à l’époque où l’unité de la France s’est faite par la réunion de Duchés, dans des effusions ou par l’union du sang. Certaines phases ont laissé des cicatrices qui persistent inconsciemment jusqu’à nos jours. Les Provinces Françaises ont été remplacées par les départements à la Révolution pour affaiblir les forces dominantes en place et contrôler le pouvoir. La décentralisation a amené la notion de Région sur ce qu’étaient approximativement les limites des Provinces car les montagnes, les fleuves et les grandes villes n’ont pas beaucoup bougé.


Ce qui n’a pas bougé non plus, c’est la capacité qu’a notre pays à produire des Ducs et des Barons. Le terme volontairement conservateur de Province a largement facilité le phénomène des baronnies. Quelques Grands Barons Provinciaux dominateurs et brutaux croyant avoir tout pouvoir “chez eux” ont déclenché des réactions de forts mouvements de rejet, faisant fuir des Loges entières dans une volonté farouche d’autonomie.


Pour leur survie, nombre d’entre elles montent depuis des mois des associations pour protéger leur intégrité, leurs noms, leurs traditions, leurs rituels.
Les Loges ont vu leur esprit d’équipe se souder dans l’adversité.
La fragmentation d’une part et la cohésion de groupe au sein des Loges sont des données qui vont devoir être prises en compte.

Ces quelques « barons » ont totalement disqualifié l’ensemble des anciennes équipes dirigeantes, pour réunir les Loges qu’elles ont éparpillé et soudé contre elles.

Des Loges, en cohortes, se mettent, tous les jours plus nombreuses, sous la protection de l’Administrateur Judiciaire.


Les attaques contre les Juridictions : le grand rapt sur les rites
Monsieur Stifani se vantait du nombre de rites accueillis au sein de la GLNF et les présentait comme une richesse, mais il ne les respecte pas. Pire, alors qu’il ne les comprenait pas, il a essayé de les voler à leurs détenteurs traditionnels pour les reformater et augmenter le nombre de produits de la gamme du “catalogue de vente” de la GLNF. Une fois les rapprochements effectués, comme le font les “fleurons” de l’économie, il a imaginé faire partir les anciennes directions après avoir cru piller leur savoir-faire.
Certains ignorants imaginent que la manipulation n’a pas été vue.


Etape 1 : le “rapprochement” des Rites
La GLNF comptait environs 1000 Frères après le départ des frères américains lors du départ de l’OTAN voulu par de Gaule.
Elle travaillait au Rite Émulation puis au Rite Écossais Rectifié quand elle a reçu les 800 frères du Rite Écossais Ancien et Accepté en 1965, puis le Rite Français, le Rite d’York, le Standard d'Écosse.
Ces mouvements étaient assimilables à des rapprochements pour des intérêts réciproques.
Ils ont généralement été conduits par les “plus gradés” ou les Juridictions des rites concernés.
Les frères étaient satisfaits du renfort mutuel qu’ils s’apportaient, malgré parfois quelques “chamailleries” sans plus d’importance.


Une première agression a forcé un rite à partir avec armes et bagages. Le chef de l’obédience à l’époque avait essayé de faire une “OPA hostile” sur un des plus petits rites. Cet évènement n’a pas provoqué plus de remous que ça... nous avions pourtant probablement les prémices d’une stratégie qui s’est révélée par la suite, menée par un chef mégalomane qui n’a pas “calé” devant la taille de son objectif, nous allons voir ça plus loin. ( La tentation est grande de rappeler la phrase d’Audiard sur ceux qui osent tout et qu’on reconnaît au fait qu’ils n’ont peur de rien...)


Etape 2 : le “bricolage” des Rituels, une tentative d’affaiblissement
On a vu les rituels “tripatouillés” pour les faire se rapprocher en prétendant les “rendre plus cohérents entre eux”, comme si la Tradition avait prévu initialement un “rapprochement des produits d’une gamme”. Des phases fondamentales à la progression de certains degrés ont été délicatement retirées, d’autres ajoutées, prélevées sur certains degrés ultérieurs pour en déflorer la surprise.
Le découpage et la structuration des degrés des rites sont bien antérieurs à la naissance de la GLNF.

La “démocratisation” voulue par des passerelles entre rites permet d’augmenter la colonne des affiliations et donc le résultat financier.

Un “syncrétisme”, c’est-à-dire un mélange fait par ajouts de bric et de broc a été progressivement favorisé, chacun essayant de récupérer ce qui a semblé “intéressant” chez l’autre. Ces phénomènes ont été accélérés grâce à une sorte de “tourisme de masse des rituels”. Le voyageur se valorise par “l’importation” dans sa Loge de ce qu’il a vu au cours de ses fabuleux voyages.

Les instigateurs des bidouillages ont fait perdre aux rituels leur authenticité... comme des états construisent leur domination par le “rabotage” des spécificités des peuples, pour affaiblir leur cohérence et leur cohésion.


Etape 3 : le “siphonage” par l’Arche pour une captation de clientèle
On a ensuite vu des officiers provinciaux se servir de leur position et de leur pseudo-autorité spirituelle, pour faire dans les Loges une vulgaire “retape” pour l’Arche. Comme des voyageurs de commerce, ils ont fait du “porte à porte” pour vanter les bienfaits d’une prétendue “suite logique” de la progression spirituelle des Frères de chaque rite. Sans prévenir les Vénérables Maîtres ou les officiers des Loges, sans s’inquiéter de savoir s’ils pouvaient le faire, ils ont tenté sous les yeux médusés qui n’imaginaient pas voir ça là, une sorte de “détournement de clientèle”.
La progression Traditionnelle de chaque Rite prépare, normalement, progressivement et selon une certaine cohérence, le Franc-maçon qui le souhaite dans sa démarche.

On voit des frères provenant d’un autre rite lire le rituel dans les hauts grades d’un rite normalement appris par coeur. Absurdement, on y suspend les travaux pour présenter des travaux.
En attente de réciprocité, on a vu des Frères, ne connaissant rien à un rite ni au symbolisme, imaginer pouvoir présenter la rédaction hors sujet de “carnet de notes d’un voyage” pour passer au 4éme degré. Se faisant refuser provisoirement l’accès, certains en ont tiré un ressentiment contre la Juridiction et le Rite auquel ils aspiraient sans avoir fait d’effort pour comprendre ce qu’il était, pire, après avoir essayé de le forcer à être ce qu’il n’était pas.
La volonté d’augmentation du “business global” semble, pour certains marchands, nécessiter des “petites adaptations et concessions” qui conduisent chaque partie et l’ensemble à la perte.


Etape 4 : de l’agression contre les Juridictions à l’assaut final
Le processus d’agression s’est poursuivi par une volonté de Monsieur Stifani d’asservir à leur tour les Juridictions, comme il l’avait fait pour les Loges. (Voir volet 1 du diagnostic)
Leur refus commun ayant été rédigé a été présenté par l’agresseur comme une agression.


Lorsque François Stifani a crée la situation inédite et non décrite dans les statuts d’une dichotomie entre la fonction de Grand Maître et celle de Président, soucieux de préserver la dignité de la fonction de Grand Maître, ils lui ont écrit qu’ils avaient tiré les conséquences de ses actes.
Puis les Juridictions se sont astreintes à un “silence radio” rigoureux. Ils ont alors été attaqués de manière incessante.
Nous avons vu éclore des blogs fielleux et venimeux s’en prendre au REAA, devenu selon eux, la seule cause de la situation décrite tout au long des volets de ce diagnostic.
Nous nous introspectons en entendant la réaction de ceux qui se bloquent sur des idées préconçues sur les “hauts-grades”.
Nous regrettons les réactions de ceux qui ont subi, à certaines époques, des agressions injustes de la part d’égos que les Juridictions combattent.
Nous observons la frustration de ceux qui ont vu leur progression dans les degrés stoppée, alors que leur “progression spirituelle” ressemble à l’environnement que nous critiquons. (Voir volet 2 du diagnostic)
Nous avons vu la promotion de cette Grande Loge qui a pris en otage des Frères d’une Ile perdue au milieu de l’Océan Indien. Si ceux-ci sont un peu éloignés de leurs premiers voisins, nous, nous ne le sommes pas des nôtres. Quand François Stifani est allé faire un séjour là bas, nous savions tous qu’il s'agissait d’un voyage d’étude. Il le prouve maintenant à tout le monde.

Une seule question maçonnique mérite d’être posée : une obédience régulière peut-elle se laisser diviser et exploser impuissamment par les personnes qui ont la responsabilité de son intégrité et rester reconnue internationalement ?

La réponse des Grandes Loges Européennes est claire. Celle de la GLUA ne devrait plus tarder.

L’explosion du dernier cercle :
Monsieur Stifani s’attaque maintenant à ceux qui lui expriment le retrait de leur soutien.
Certaines manières manquent certes de classe ou s’y prennent probablement mal.
Chacun ne réagit que lorsqu’il est touché personnellement et directement.
Beaucoup prenaient les FMR / Myosotis pour des “rouges” dangereux et sanguinaires, de sombres personnages peu recommandables. Ils ont confondu les rédacteurs avec certains commentateurs qu’ils essayaient de calmer.
Les rédacteurs des blogs sont en fait beaucoup plus sages et raisonnables que les jusqu'au-boutistes de tous bords; ils ont aussi des idées.
Aveuglés par leur obéissance, des frères qui se disent “légalistes” ne l’ont pas encore discerné. Ils finiront par ouvrir les yeux, car chacun, à son tour, sera la cible de Monsieur Stifani.


Monsieur Stifani ne tient debout qu’avec les “légalistes” qui continuent de lui servir de “béquilles”.

Il y a bientôt 2 ans, nous avons vu arriver Monsieur Stifani dans la fête d’une Juridiction, pour la première fois encadré par ses deux prédécesseurs.
Il venait de commettre quelques “brusqueries”. Ils ont probablement voulu donner un signe de soutien et de contrôle de la situation.
Je trouvais qu’ils ressemblaient aux roulettes que l’on met à l’arrière du vélo d’un jeune apprenti cycliste pour l’empêcher de tomber. Ils étaient en fait les béquilles d’une Franc-maçonnerie moribonde, béquilles mystérieusement disparues du paysage depuis.
François Stifani a alors déclaré à l’orateur qui venait de lire une planche très claire sur la Fraternité qu’il ne comprenait pas grand chose à nos travaux mais qu’il sentait que ceux-ci le rendaient meilleur... une très belle promesse !
De la même manière, François Stifani ne tient aujourd’hui que par des Frères qui lui servent de béquilles et essaient tant bien que mal, mais de plus en plus mal, de le protéger de lui-même.
Ces frères ne voient pas que plus ils le soutiennent, plus ils participent au travail de destruction qu’il a entrepris.
Il ne les a probablement pas tous informés des intentions qui sous-tendent ses actions... même si ses écrits récents les laissent largement transparaître.

Le problème est structurel car aucun contre-pouvoir interne n’existe et n’est en état de s’opposer au mouvement enclenché.
Ce problème structurel va conduire irrémédiablement la GLNF vers sa destruction.
Les Loges, livrées à elles mêmes vont se réfugier sereinement et en force sur des radeaux.

La charge qui pèsera sur ceux qui se croiront victorieux les fera imploser.
Le diagnostic sans concession que nous faisons est reconnu par tous les frères du Monde.
Seule la Franc-maçonnerie Traditionnelle Universelle survivra à l’épreuve : la Maçonnerie de l’Esprit et du cœur.
Elle récupérera ensuite la reconnaissance qui sera perdue.
Nous serons sélectifs sur ceux qui embarqueront.



Message aux “légalistes” non fanatiques :

Nous connaissons des divisions qui n’ont pas toutes fini de s’exprimer.
Des ouvriers malhabiles ont si “brillamment” manié la truelle pour rassembler les pierres du chantier qu’ils n’accepteraient pas leur propre bricolage chez eux et s’attaqueraient eux-mêmes en justice...pour malfaçon. Non seulement certains ont mal manié la truelle, mais d’autres ont usé de l’explosif, de la barre à mine et du pilon sur à peu près tous les étages de la maison commune.


Une même fonction est remplie par plusieurs frères. Des maillets à 2 ou 3 manches s'agitent de plus en plus, un peu partout.

Un tricheur a rajouté des cartes dans le jeu. Il n’a pas laissé d’autre possibilité que de ramasser toutes les cartes de la table, les trier, reconstituer un jeu en retirant les doublons, battre le jeu et redistribuer les cartes.

Le Livre Blanc a prévu que les délégués des Loges éliront leurs propres représentants, comme dans les autres pays.
Ceux qui ont eu des comportements corrects pourront être élus comme délégués de leurs Loges, si celles-ci le jugent juste et utile.
Ils auront des responsabilités si les autres délégués considèrent qu’ils en sont dignes.
Les Loges le sachant adapteront leurs choix.

Ses écrits prouvent que François Stifani protège des secrets honteux.
Mes Frères écoutez bien le pronostic : il essayera de vous “mouiller” tous avec lui pour empêcher la dernière manœuvre de redressement du bateau face aux rochers.

Mon Frère qui se veut “légaliste” je voudrais que tu comprennes que tu sers de “couverture” à un homme qui se moque bien du respect de la Loi parce qu’il en fait comme de tout le reste : il s’en sert.
Ce que tu veux être de la loyauté renforce une division voulue et précipite dans un gouffre l’obédience que tu as, en fait, fait le serment de servir.


Tu es Grand Officier National ou Provincial.
Tu fais partie du Souverain Grand Comité.
Si les différents volets du diagnostic diffusés sur ce blog, consultables dans la rubrique "Diagnostic et refondation", te semblent globalement justes.
Si tu ne sais plus très bien comment aider ton obédience.
Si tu es prêt à remettre en question les a priori que la propagande a instillé dans ton cœur.
Si tu es prêt à parler courtoisement avec des frères, sans envisager de les suspendre, même si tu n’es pas totalement d’accord avec eux.
Si pour toi, les manœuvres pour la survie des titres et fonctions sont indignes et ne sont pas au niveau des enjeux.
Si tu es prêt, à t’estomper pour laisser des solutions viables et raisonnables être mises en place par d’autres.

Essaye de sauver ce qui peut être encore sauvé : sauve ta dignité, sauve ton Honneur.


Charles, un Frère qui voit des kamikazes fanatiques jeter un avion dans une tour.